Site officiel de la commune de Plan-les-Ouates

Discours de Mme Geneviève Arnold, Maire - 1er août 2014

Chères Plan-les-Ouatiennes, chers Plan-les-Ouatiens
Chers amis de notre commune,
Mesdames et Messieurs,

Voici ce soir mon 6e discours du 1er août, et c'est toujours avec la même émotion et avec fierté que je prends la parole pour vous parler de notre pays et de ses valeurs.

Il s'agit effectivement d'un jour particulier où nous pouvons laisser parler nos cœurs et notre âme patriotique, signe d'appartenance à un pays qui nous est cher : la Suisse.

Selon la tradition, la naissance de la Suisse indépendante fait référence à la date de 1291 avec le serment du Grütli, mais c’est effectivement en 1891 que ce 1er août devient la Fête nationale suisse.

C'est ainsi, il y a 723 ans, que 3 hommes de 3 régions différentes s’unissaient et posaient les bases de notre Confédération. Ils étaient pourtant étrangers les uns envers les autres ; aujourd'hui encore, nous sommes toujours l'étranger de quelqu'un. Les bases étaient alors fondées.

Leur devise : « Un pour tous, tous pour un » devait être signe de sécurité et de paix. Aujourd’hui, ce signe d’ouverture doit être accompagné de solidarité et de tolérance et se doit surtout d'être rappelé, encore et toujours.
A l'heure où l'on parle de remettre en question l'hymne national, à l'heure où le drapeau suisse devient plus un élément graphique stylisé sur certaines affiches et perd de son symbole, j'avoue que j'ai envie ce soir d'affirmer les valeurs qui m'ont fait croire en mon pays et m'ont donné l'envie de m'engager pour ma région, pour ma commune.

Cet exercice redoutable du discours du 1er août subsiste donc, mais le fil conducteur semble si bien choisi en cette période que je qualifierai de troubles identitaires. J'apprécie le moment de préparation de cet écrit, où ma réflexion personnelle doit aller au-delà des clichés et réfléchir au vrai sens du mot "patriotisme" qui reste le fondement et le respect de nos traditions, au travers de l'Histoire, tout en travaillant au sain développement de notre territoire et de notre économie.

Sur nos Monts quand le soleil…. soleil qui nous a terriblement manqué durant ce mois de juillet…, ces quelques mots laissent présager de l'ouverture et de l'espoir des temps meilleurs, à force de persévérance, de solidarité, d'entraide. Notre hymne prend tout son sens.

Etre Suisse, c’est aimer son pays, sa commune et oser l’affirmer.

Etre Suisse, c'est respecter, et encore plus à Genève les conventions humanitaires, les conventions internationales.

Etre Genevois, c'est donc se souvenir d'Henry Dunant qui, pour des raisons commerçantes et financières, s'est trouvé à Solferino en 1859 et s'est métamorphosé en pionnier de l'action humanitaire. Il est ainsi devenu le principal fondateur de la Croix-Rouge.

Etre Genevois, c'est se souvenir que notre économie s'est notamment construite grâce aux différents "Refuges. Les Italiens, Florentins plus particulièrement, ne nous ont-ils pas apporté, il y a plusieurs siècles, les connaissances financières, les bases de notre système bancaire. Refuge huguenot au XVIe s. Est-il nécessaire de rappeler les liens avec l'horlogerie et la prospérité des manufactures qui sont le fleuron de l'économie internationale et que nous connaissons si bien à Plan-les-Ouates ?

L'intégration est bien mon fil conducteur. Il se retrouve sur le programme de fête de notre 1er août communal : Plan-les-Ouates ouverte sur la Suisse et sur le monde, grâce à sa multitude de petits drapeaux internationaux. Il se retrouve dans les mots de mon invité André Castella, délégué au Bureau de l'intégration. Il se retrouve dans le beau parcours de notre lectrice, porte-parole d'une jeunesse motivée, ambitieuse, reconnaissante et heureuse, mais qui a dû se battre jusqu'au fond de ses racines pour se trouver, voire se retrouver, se faire une place.

A l'heure, en cette année 2014, où Genève fête le Bicentenaire de son entrée dans la Confédération, et dont nous avons pu vivre début juin les commémorations au Port Noir, en présence du Président de la Confédération, il est bon de rappeler l'importance de l'entraide et du soutien des autres, mais aussi l'importance des traditions et des moments destinés à mettre en valeurs les membres des associations locales. Le monde associatif, bien représenté ce soir, est composé de personnes de toutes nationalités. Il en est un bel exemple.

Relisant mes discours précédents, je retrouvais dans celui de 2011 la notion du respect, qui devrait faire plaisir à mon invité, Monsieur Castella, puisqu'il a été l'initiateur en 2003 de la campagne "Le respect ça change la vie".

Respectons effectivement notre commune, ses habitants, respectons tous ces efforts, le travail accompli au quotidien afin de préserver la qualité de vie qui la caractérise. Chacun peut, doit être maître de son destin.

L'étranger, dans le sens de celui qui est différent, celui qui vient d'ailleurs, qui pense autrement, parfois si proche de nous pourtant, est alors source de richesse. Nous le cotoyons ici. Sachons l'intégrer lorsqu'il nous sollicite !

Plan-les-Ouates, de par sa politique culturelle et d'intégration est reconnue ; Plan-les-Ouates, de par son ouverture sociale, son esprit de coopération et d'entraide est actrice et soutient des projets d'envergure.

Plan-les-Ouates agit afin de reconnaître et de donner une place à celle et à celui qui a envie de participer, de s'intégrer, mais elle est surtout incitatrice, et c'est un acte merveilleux, à encourager.

Plan-les-Ouates se doit de poursuivre dans cette voie d'ouverture où la multi-culturalité est source de richesse pour notre canton et bien sûr pour notre collectivité. N'ayons pas peur de nous ouvrir à l'autre, à l'étranger.

Je vous souhaite une belle fête du 1er août à Plan-les-Ouates.

Vive les communes genevoises, vive Genève, vive la Suisse !


Geneviève Arnold
Maire

(Photo: Timothée Jeannotat)