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Politique

Discours de la rencontre entre le Conseil administratif et la population

Discours de Monsieur Thierry Durand, Conseiller administratif, du mercredi 9 avril 2008  à l'occasion de la  rencontre entre le Conseil administratif et la population organisée par l’Association des Intérêts de Plan-les-Ouates

 

Intervention en deux parties :


1 °    Présentation rapide :


Je suis âgé de 43 ans, je suis marié et père de 3 ados. Titulaire de deux diplômes universitaires dans le domaine de la science politique, je travaille à 70 % au département de l’instruction publique, dans le domaine des finances publiques. J’habite la commune depuis près de 15 ans, la haut sur la Butte.
Le dicastère dont j’ai la responsabilité se compose des cinq domaines suivants :

  • l’administration générale
  • les finances
  • la sécurité et le domaine public
  • la protection de l’environnement (comprenant la gestion des déchets)
  • la mobilité



2°    Mobilité : quelle influence les habitantes et habitants peuvent-ils avoir sur les décisions relatives au trafic et au stationnement ?

Avant de tenter de répondre à cette délicate question, je me permets de vous exprimer la volonté politique du Conseil administratif dans le domaine de la mobilité, volonté exprimée dans le programme de législature dont vous avez pu prendre connaissance dans le numéro de décembre du journal Ouverture.
L’objectif du Conseil administratif est de développer une mobilité multimodale, en

  1. Développant les réseaux de mobilités douces
  2. Soutenant activement le développement d’une ligne de transport public efficace entre le Bachet et St-Julien
  3. Optimisant l’usage de l’espace public affecté au stationnement de voitures
  4. Mettant en œuvre un concept de mobilité pour la ZIPLO
  5. Soutenant les actions en faveur d’une mobilité respectant l’environnement
  6. Poursuivant l’approche intercommunale de la problématique du trafic.

Ces différents objectifs se matérialisent par des actions plus concrètes, même si elles ne sont pas encore véritablement visibles. En effet, dans le domaine de la mobilité, il faut bien souvent parcourir un cheminement qui passe par des enquêtes et analyses avant de pouvoir promulguer des mesures concrètes.

Néanmoins, je vous donne quelques exemples des actions en cours :

 

  • Dans le domaine des réseaux de mobilité douce : le Conseil administratif va lancer le processus pour définir un plan directeur piétonnier, ainsi qu’un schéma directeur pour les cyclistes. Il faut environ une année pour élaborer et mettre à l’enquête publique le plan directeur piétonnier. En ce qui concerne le schéma cycliste, il s’agit d’identifier les forces et les faiblesses des infrastructures mises à disposition pour les cyclistes (bandes ou pistes cyclables, abris vélos, sécurité, etc.). Des résultats concrets sont attendus cet automne.

  • Dans le domaine de l’amélioration des dessertes en transports publics, vous avez certainement appris que le Conseil municipal a voté à l’unanimité un postulat en faveur d’une ligne de tram à Plan-les-Ouates. Les autorités sont donc unanimes sur ce sujet, et c’est réjouissant. Toutefois, il ne faut pas rêver : si le Tram viendra probablement un jour à Plan-les-Ouates, ce n’est pas avant 10 ou 15 ans… Quant à savoir sur quel tronçon…

  • Je suis personnellement en contact tant avec la direction des TPG (ou ce qu’il en reste pour l’instant…) qu’avec la direction de l’Office cantonal de la mobilité pour leur rappeler que les dessertes en transports publics à Plan-les-Ouates mériteraient d’être améliorées. Des aménagements sur la ligne D sont du reste annoncés pour le 2ème semestre 2008 et la mise en place d’afficheurs d’horaires est à l’étude.

  • Dans le domaine du stationnement, l’action du Conseil administratif s’est (très) visiblement matérialisée récemment par la mise en place d’horodateurs dans trois parkings communaux. Par cette action, le Conseil administratif tient à rappeler que l’usage de l’espace public, d’autant lorsqu’il est rare, a un coût. Mais au-delà, le Conseil administratif tient à mettre en place un concept global de parcage sur le périmètre qui va, grosso modo, du Pré-du-Camp jusqu’à la route de Base. Ce concept comprend l’introduction de zones à macarons pour les habitantes et habitants ainsi qu’un plan de gestion de ces places. Malheureusement, entreprendre ces démarches prend du temps car l’autorité cantonale qui est décisionnelle requiert des études assez fouillées avant de statuer. J’ai cependant bon espoir d’avoir des premiers éléments concrets cet automne encore.

  • Pour la ZIPLO, le Conseil municipal a voté un crédit visant à mettre en place un « plan de mobilité » impliquant l’ensemble des entreprises de cette région ; les résultats sont attendus cet automne. Je tiens à souligner le fait que ce mandat est piloté – et financé – par 4 partenaires : la fondation des zones industrielles, l’association des entreprises de la ZIPLO, l’office cantonal de la mobilité et la commune de Plan-les-Ouates. Ainsi, les principaux acteurs impliqués sont associés, et je suis convaincu que cette manière de travailler permettra de résoudre les problèmes que nous rencontrons.

  • Parallèlement, et toujours pour la ZIPLO, le Conseil municipal vient de mettre en place une commission « ad hoc » pour la parcelle dite « La Piscine ». L’objectif est de définir les besoins, y compris dans le domaine des places de stationnement puisque c’est ce qui a motivé l’acquisition de ces parcelles en 2005 par la commune. En terme de délai, j’espère que nous arriverons à identifier un programme précis pour cet automne, pour ensuite lancer l’opération de réalisation qui s’annonce assez complexe.

  • Dans le domaine de la mobilité respectant l’environnement, nous travaillons sur les mesures concrètes qui favorisent le recours à des moyens de transports autres que la voiture : vignettes pour les vélos, motion visant à encourager l’achat de vélos électriques, démarches en cours pour soutenir l’achat d’abonnements TPG, mise en place progressive d’actions permettant le respect des zones 20 et 30 de notre commune, soutien à la création de ligne de pédibus, …


Les actions que mène le Conseil administratif concernent également d’autres sujets : trafic de tout Genève sud, préparation de la réalisation du PAC la Chapelle – Les Sciers, jonction autoroutière du carrefour de la Milice. Dans ces domaines, cependant, les autorités communales ne sont absolument pas maîtresses du processus et encore moins des décisions : la seule possibilité d’agir consiste à faire du lobbying, et nous nous y attelons avec constance.


Après cette brève présentation, permettez-moi de revenir à la question posée : quelle influence les habitantes et habitants peuvent-ils avoir sur les décisions relatives au trafic et au stationnement ?


J’estime que la nature de cette influence dépend principalement de la nature de la décision ainsi que de l’acteur qui prend la décision. Dans le domaine de la mobilité, au sens large, la marge de manœuvre de la commune est somme toute limitée puisqu’elle ne dispose pas d’un réel pouvoir décisionnel : c’est principalement le canton (office cantonal de la mobilité, TPG) voire la Confédération (Office fédéral des routes, des transports) qui prennent formellement les décisions. Je reconnais que cette situation peut être confortable puisqu’il est facile de dire « c’est pas nous qui avons décidé, c’est la faute à l’OCM »…


Cependant, la commune – ses autorités et ses habitantes et habitants – ont la possibilité, voire le devoir, de solliciter les aménagements, quels qu’ils soient, pour améliorer la qualité de vie dans nos quartiers. Dans ce sens, l’influence des habitantes et habitants est réelle, et c’est en vous associant aux réflexions que nous y arriverons. Concrètement, il s’agit de réunir, ensemble, les autorités et services communaux, des représentantes ou représentants d’habitants et l’Office cantonal de la mobilité qui est acquis à ce mode de collaboration.


Nous avons travaillé ainsi pour la route de Bardonnex (même si les mesures concrètes tardent, mais c’est imminent….), et c’est ainsi que nous comptons poursuivre, par exemple pour le stationnement de la zone sportive des Cherpines ou pour le traitement de la pétition visant à sécuriser la route du Vélodrome.


En c’est ainsi que j’entends poursuivre mon action.


Je vous remercie de votre attention.