Site officiel de la commune de Plan-les-Ouates
Politique

Discours de M. Thierry Durand, lors de l'inauguration du site de Patek Philippe, le jeudi 18 février 2010

Monsieur le Conseiller d’Etat,
Monsieur le Président de Patek Philippe
Mesdames et Messieurs,

C’est avec grand plaisir que j’ai accepté l’aimable invitation qui m’a été adressée par M. Thierry Stern, Président, pour l’inauguration du nouveau site de production de Patek Philippe.

C’est en effet une occasion rare pour permettre aux autorités de Plan-les-Ouates, que j’ai le privilège d’incarner, de marquer leur soutien et leur reconnaissance aux entreprises actives sur son territoire et en particulier envers la vôtre.

La commune de Plan-les-Ouates a effectivement le privilège de disposer d’une zone industrielle qui, cerise sur le gâteau, regroupe de nombreuses entreprises que l’on peut qualifier de prestigieuses. Je ne vais pas vous faire l’affront de citer vos concurrents, mais parmi ces entreprises, je pense qu’il n’est pas exagéré de considérer que la vôtre, Patek Philippe, en est l’un des exemples les plus emblématiques et prestigieux que nous sommes particulièrement fiers d’avoir à Plan-les-Watch.

A titre personnel, je ne peux m’empêcher d’ajouter que j’ai une émotion particulière d’être parmi vous cette fin de journée : en effet, mon histoire familiale personnelle m’a rendu proche du monde de la grande précision car mon grand père ainsi qu’un de mes oncles étaient horlogers.  Et j’ai eu de nombreuses occasions de les côtoyer pour essayer de comprendre les exigences liées à la réalisation de pièces à grande complication. J’ai également reçu, en héritage de mon autre grand père, une magnifique montre gousset de votre entreprise.

J’ai parlé du privilège que nous avons héberger la ZIPLO à Plan-les-Ouates. Je peux vous assurer que de nombreux collègues, argentiers d’autres communes, m’envient régulièrement sur la manne fiscale que les entreprises et les collaborateurs et collaboratrices génèrent.

Mais c’est aussi une responsabilité : ce n’est pas parce que notre assiette fiscale est importante que nous devons nous royaumer sur un oreiller de paresse. Vous le savez certainement, il est plus facile de gérer les finances d’une structure, quelle qu’elle soit, lorsque l’on sait, sans risquer de trop se tromper, que le volume des recettes couvrira largement le niveau des dépenses.


C’est en particulier la raison qui m’a conduit à proposer à mes collègues du Conseil administratif, dès mon entrée en fonction, de discuter sans tabou du niveau de la fiscalité communale avec les membres du Conseil municipal. Avec le résultat que vous connaissez probablement : fin 2008,  le Conseil municipal a décidé de diminuer de manière assez importante le taux du centime additionnel en le fixant à 40 alors qu’il était de 44 les années précédentes. Vous aurez l’occasion de le constater cette année lorsque vous aurez terminé de remplir vos obligations fiscales.


Je dois vous avouer que j’estime, à titre personnel, que nous ne sommes vraisemblablement pas encore arrivés à un niveau optimal de fiscalité et j’attends avec une certaine impatience les comptes 2009 dont l’analyse permettra, probablement, de remettre l’ouvrage sur le métier.

Au-delà de ces considérations que d’aucuns pourraient percevoir comme intéressées, je dois également relever que le fonctionnement de la ZIPLO pose quelques soucis à la population de Plan-les-Ouates, principalement dans le domaine de la circulation. Même si Plan-les-Ouates n’a pas apanage de ce genre de problème loin s’en faut…


Nous travaillons dans un partenariat que je n’hésite pas à considérer comme exemplaire avec la Fondation des terrains industriels, l’association des entreprises de la ZIPLO, et le service compétent de l’Etat pour élaborer un plan de mobilité à l’échelle de la zone. Cette démarche est inédite et nous sommes à bout touchant, ce qui veut dire également au pied du mur. Notre mandataire nous a fourni une série de propositions qu’il reste… à financer. Grâce à ce partenariat, j’ai toutefois bon espoir que nous trouvions une solution acceptable financièrement pour tous, ce qui nous permettra de mettre en œuvre les premières mesures cette année encore.

Vous savez également que la commune de Plan-les-Ouates a acquis, il y a cinq ans, différentes parcelles au cœur de la ZIPLO pour y construire, notamment, un parking public ainsi qu’une caserne de pompiers. Si ce projet a tardé à démarrer concrètement, c’est que la construction du parking public était jugée par certain comme inadéquate. Grâce au travail en partenariat dont je viens de parler, nous avons reçu, très récemment, un avis favorable de l’autorité cantonale compétente pour la construction d’un parking public de 200 places ce qui me réjouit, tout écolo que je suis.


Le programme de construction de ce bâtiment est en cours d’élaboration, en partenariat avec la Fondation des terrains industriels. Outre les équipements dont je viens de parler, ce bâtiment comprendra naturellement d’importantes surfaces dévolues à l’activité industrielle et il est prévu d’y réserver des espaces pour des services de proximité destinés à la ZIPLO ; il comprendra également un dispositif d’échangeur de chaleur nécessaire à la réalisation d’un réseau de chauffage à distance pour la zone dont l’objectif est de récupérer la chaleur dans les industries qui en produisent -  et qui, pour l’instant, ne servent qu’à réchauffer l’atmosphère - afin de l’acheminer vers celles qui en ont besoin.  Ce projet me tient particulièrement à cœur car je suis convaincu que les questions énergétiques méritent d’être traitées avec volontarisme et avec plus de considération pour les générations futures.


Il est également prévu que le bâtiment que nous projetons de construire loge une crèche que nous souhaitons interentreprises. Les entreprises de la ZIPLO seront prochainement contactées pour imaginer la collaboration qu’il convient de mettre en place pour réaliser une structure d’accueil pour les jeunes enfants, spécialement ceux des collaboratrices de la ZIPLO. Je vous remercie d’avance de faire bon accueil à cette démarche.


J’espère que vous ne m’en voudrez pas de m’être un peu étendu sur quelques projets qui nous concernent tous.

Je me permets de revenir, pour terminer, sur ce pour quoi nous sommes réunis ce soir :
Patek Philippe inaugure donc son nouveau bâtiment prévu pour la production de ses composants de mouvement. J’imagine aisément que ce projet d'agrandissement a été décidé à un moment où les tourments économiques engendrés par quelques illusionnistes de la finance n’étaient pas anticipés, mais auraient-ils pu l’être. Manifestement, la direction de Patek Philippe a cru à la fois en l’avenir de l’économie mondiale et surtout à la qualité des montres qu’elle met sur le marché. Et très vraisemblablement également sur la qualité du tissu industriel genevois, sur les compétences professionnelles de très haut niveau qui s’y trouvent.


Je pense que nous pouvons toutes et tous lui en être reconnaissant d’avoir fait ce pari et je souhaite qu’elle le gagne. C’est lorsque le gros temps survient qu’il convient de garder le cap, mais pour cela, il faut un capitaine doté d’une solidité inébranlable.

Au nom des autorités de Plan-les-Ouates, je remercie chaleureusement la direction et le personnel de Patek Philippe de leur engagement qui témoigne à l’égard de la commune une confiance que nous avons la responsabilité  d’entretenir.

Je vous remercie de votre attention.