Site officiel de la commune de Plan-les-Ouates
Politique

Discours de Thierry Durand, conseiller administratif, lors de la cérémonie de la pose de la première pierre du CàD ZIPLO, le lundi 1er décembre 2014, à 11h30 au bâtiment Skylab



Monsieur le Conseiller d’Etat,
Monsieur le Directeur général des SIG
Monsieur le Président du Conseil d’administration de la société CADZIPLO,
Mesdames et Messieurs les membres  du Conseil municipal,
Messieurs les représentants de l’AZIPLO,
Mesdames, Messieurs,
C’est avec un réel plaisir, pour ne pas dire une réelle fierté, que je participe, au nom des autorités de Plan-les-Ouates, à cette cérémonie marquant la pose de la première pierre du réseau de chauffage à distance dans la Zone industrielle de Plan-les-Ouates, dont le petit nom est « CAD ZIPLO ».

En effet, que de chemin parcouru depuis que j’en ai entendu parler la première fois ; que de séances de discussion et de travail, que de tractations de dernières minutes, que de sursauts, et que d’obstacles il a fallu surmonter pour en arriver aujourd’hui à cette cérémonie…

Pour ma part, j’ai entendu parler de ce projet d’écologie industrielle au début de mon premier mandat, c’était en mars 2008. Dès le début, le concept était le suivant :

  • exploiter des rejets de chaleur que certaines entreprises de la ZIPLO produisent et les restituer comme source de chauffage à d’autres entreprises, et
  • faire en sorte que ce projet soit porté par des acteurs économiques privés, puisque, théoriquement il est rentable.

Donc allier de « l’écologie industrielle » avec de l’économie de marché, tel était le défi… !

Je pense que tous les porteurs du projet qui sont là aujourd’hui peuvent mesurer les difficultés qu’il a fallu surmonter pour passer de l’idée de ce concept à sa réalisation.

Et il a fallu être tenace, opiniâtre, parfois même combatif, voire désagréable – je parle pour moi – lorsqu’il s’agissait de faire franchir l’une ou l’autre des étapes, que ce soit face à des acteurs administratifs ou politiques.

Pour ma part, et ce, dès le début de cette aventure, j’ai été séduit par ce projet, tant il relève du simple bon sens : exploiter des rejets thermiques pour chauffer des bâtiments, plutôt que de réchauffer l’atmosphère qui n’en a pas véritablement besoin. Ce projet se justifiait donc déjà pour lui-même.

Avec l’émergence de la perspective d’urbanisation du périmètre des Cherpines, ce projet prenait une autre dimension quant à ses potentialités, puisqu’il y aura à terme 3'000 logements et 2'500 places de travail supplémentaires qu’il faudra chauffer de l’autre côté de la route de Base.

Même si pour des investisseurs, les incertitudes, principalement temporelles, qui existent encore autour de Cherpines, ne leur permettent pas de l’assoir actuellement dans cette dimension, il est clair que pour les autorités politiques locales, la nécessité de trouver un concept énergétique durable pour les Cherpines milite clairement pour un soutien de ce CAD ZIPLO.

Je me suis donc engagé à le soutenir et à en faciliter la réalisation et n’ai pas eu de difficulté à obtenir un soutien similaire auprès du Conseil municipal, ce que je me plais à relever.

La composition du consortium qui a porté ce projet est intéressante et je pense pouvoir ajouter qu’elle a fortement contribué à sa réussite. Il y a, en effet, différents types d’acteurs –  privés, publics, semi-publics – dont les intérêts sont complémentaires : étudier, creuser, réaliser, prospecter, exploiter, commercialiser, entretenir, soutenir. C’est donc bien l’association de différents partenaires qui a permis au projet d’en être où il en est aujourd’hui.

Et comme il s’agit d’un projet novateur, je pense que l’action concertée des Services Industriels de Genève et de la Fondation des Terrains industriels a été capitale pour permettre aux acteurs privés de bénéficier à la fois de compétences spécifiques et de relais indispensables auprès des autorités. Je pense en particulier au savoir-faire des SIG dans le domaine des réseaux de chauffage à distance, et au déploiement du concept d’écopark industriel porté par la FTI. Sans eux, je pense que ce projet serait resté à l’état de dossier…

Finalement, l’action des collectivités publiques, je pense à l’Etat de Genève et à la commune de Plan-les-Ouates, a été aussi essentiel.

Du côté de l’Etat, je relève néanmoins que durant une période assez longue, j’ai pu observer une tendance contradictoire s’articulant autour d’un soutien technique assez inconditionnel, même si parfois perçu comme brouillon alors que le politique, principalement celui en charge du projet des Cherpines, voyait cette éventualité comme un gouffre financier très certainement non soutenable… Heureusement, ce point de vue a radicalement changé, et je crois pouvoir dire que les dernières impulsions, indispensables à la réalisation de ce projet, ont été donnée par ce niveau, il y a près d’un an.

Du côté de Plan-les-Ouates, nous n’avons pas ménagé nos efforts pour que ce projet se réalise. Concrètement, et c’est le seul élément visible et tangible, la commune renonce à percevoir une redevance d’utilisation du sous-sol, pour permettre la viabilité financière de ce projet ; mais nous avons précisé que lorsque les excédents financiers arriverons, nous rediscuterons de cette exonération…

Et je constate avec amusement et plaisir, que nous sommes réunis dans ce bâtiment : Skylab.

Je rappelle qu’il a été porté pendant longtemps par la commune, et que nous avions souhaité, dès le départ, qu’il reçoive les infrastructures nécessaires à l’échange de chaleur de ce CàD.

Alors que pendant une partie de la maturation de ce – long – projet, cette infrastructure devait se réaliser dans un autre bâtiment, très récemment et pour des raisons de marché, cette infrastructure est « revenue » à l’intérieur de Skylab, ce qui me réjouit !

Je souhaite pleine réussite à ce projet, y compris dans la perspective de son extension, et je suis très fier de compter parmi les autorités politiques qui ont contribué à sa réalisation.

Je vous remercie de votre attention.

Thierry Durand