Site officiel de la commune de Plan-les-Ouates
Politique

Discours du 150ème anniversaire de la compagnie des pompiers de PLO

Discours de Monsieur Thierry Durand, Conseiller administratif, du samedi 24 mai 2008, à l'occasion du 150ème anniversaire de la compagnie des pompiers de Plan-les-Ouates.


Monsieur le capitaine, Messieurs les membres de l’Etat-major, Mesdames Messieurs le pompiers volontaires, Messieurs les anciens pompiers,
Mesdames les Conseillères municipales, Messieurs les Conseillers municipaux, Madame le Maire,
Mesdames Messieurs, chers invités,

Nous voici enfin à l’heure de fêter le 150ème anniversaire de la compagnie des pompiers volontaires de la commune de Plan-les-Ouates. J’espère que malgré le temps, la fête est belle et nous nous réjouissons qu’elle se poursuive jusqu’à point d’heure.

A l’heure de la globalisation, de la mondialisation, il est commun de se pencher sur l’efficacité de l’appareil étatique, et d’aucun sont persuadés qu’il existe des gisements d’économie d’échelle en rationalisant l’offre des services publics. Les fonctions régaliennes de sécurité et de sauvetage n’échappent pas à cette analyse et je ne vous apprends certainement rien en vous signalant qu’une motion a été déposée au Grand Conseil genevois dans ce sens.

Je reconnais que cette analyse doit être effectuée avec tous les acteurs impliqués, principalement l’Etat, la Ville de Genève et les communes. En matière d’équipement, il est pertinent de s’interroger sur la nécessité que chaque compagnie de pompiers volontaires s’équipe de tout le matériel nécessaire pour intervenir de manière efficace et rapide. Je ne vous apprendrai rien en vous précisant que les coûts de ces équipements sont assez impressionnants, surtout si l’on évoque les équipements lourds, comme les camions (ou tonne pompe pour les initiés).

Cependant, cette analyse ne doit pas être purement financière. Elle doit également prendre en considération des dimensions plus sociales et se préoccuper de proximité.

En effet, les compagnies de sapeurs pompiers volontaires participent très activement à la vie sociale communale et ce, dans toutes les communes genevoises.

En premier lieu, naturellement, les sapeurs pompiers sont appelés à intervenir lors de sinistres. Les membres de la commission sécurité du Conseil municipal ont pu vérifier, de leurs yeux, la rapidité à laquelle la compagnie est mobilisée. Nous avions en effet organisé, dans le secret, un exercice et nous avons observé que moins de 10 minutes après l’alarme, le premier détachement de pompiers quittait la caserne toutes sirènes hurlantes. Et que, sur place, la connaissance fine du territoire communal lui permettait d’intervenir avec efficacité et célérité.

C’est également « l’esprit de corps » qui règne dans la compagnie ou les nombreuses activités d’exercices et d’entretien du matériel permettent de renforcer la confiance mutuelle entre sapeurs, confiance indispensable lorsqu’il s’agit d’intervenir dans des sinistres où des vies, et parfois les leurs, peuvent être en jeu.
Cet esprit de corps est également entretenu à travers des moments plus festifs et conviviaux qui en sont aussi le creuset.

C’est enfin le statut de ces pompiers : ils sont tous volontaires, ce qui signifie qu’ils assument cette fonction, avec toute la disponibilité que cela implique, en plus de leurs activités professionnelles et personnelles.
Ce volontariat implique également la difficile tâche de renouveler régulièrement l’effectif en sollicitant des jeunes – ou des moins jeunes – de la commune pour qu’ils s’engagent également au service du bien commun.

Il est parfaitement envisageable que, pour certains, ces différentes activités qui renforcent également le lien social puissent s’exercer également dans des structures plus grandes.

A titre personnel, j’estime néanmoins que l’échelle d’un éventuel regroupement de compagnie soit soigneusement analysée. Et cette analyse doit également prendre en considération la taille des compagnies qui pourraient se regrouper, pour éviter de donner le sentiment qu’un tel regroupement soit perçu comme une absorption pure et simple. C’est dire s’il y a loin de la coupe aux lèvres.

Je ne doute pas que la Constituante, dont nous élirons les membres en automne prochain, se penchera sur cette question. Et j’ose espérer, mais je n’en doute pas vraiment, que les différents acteurs de la sécurité, dont les communes, auront voix au chapitre.

Je ne saurai terminer ce rapide survol sans évoquer un autre aspect des pompiers : leur amicale. Elément essentiel de la vie locale, en particulier à Plan-les-Ouates, l’amicale est active à l’occasion de différentes fêtes  qui sont organisées et met sur pied différentes activités plus internes. Là aussi, l’organisation des pompiers volontaires forge le lien social qui fait si souvent défaut.
Nous en avons un magnifique exemple avec la restauration de cette ancienne pompe qui a plus de 100 ans. Je ne peux que vous encourager à aller l’admirer de près pour constater la qualité de cette restauration, en imaginant les différents métiers artisanaux qui ont été sollicités.

150 ans après sa création, je souhaite une longue vie à la compagnie des sapeurs pompiers de Plan-les-Ouates, et j’adresse les remerciements des autorités communales à l’ensemble des pompiers volontaires et à l’amicale pour l’organisation de cette magnifique journée de fête.

Je vous remercie de votre attention.