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Politique

Discours du 1er août 2007

Discours du 1er Août 2007

Chères Concitoyennes, chers Concitoyens,
Chères Plan-les-Ouatiennes, Chers Plan-les-Ouatiennes
Chers amis,

C’est avec émotion que je m’adresse à vous, en tant que Maire, ce jour de fête nationale.

Je salue la présence de M. Luc Barthassat, Député, Conseiller national et habitant de la commune, qui nous fait le plaisir et l’honneur de vivre ce 1er août 2007 en notre compagnie.

J’apprécie également la présence de mes collègues du Conseil administratif et les Conseillers municipaux qui nous ont rejoints.

Ce discours du 1er août est souvent une étape redoutée pour tout politicien. Se souvient-on de ce qui a été prononcé l’an dernier ? Va-t-on se répéter ? Doit-on rester dans des formulations purement patriotiques ? Le discours ne doit pas lasser ; il doit interpeller l’auditeur. Je pense, en tant qu’historienne, que l’on doit bien sûr se souvenir des fondements de notre Confédération, et se donner à nouveau l’occasion de réfléchir à la Suisse d’aujourd’hui et de demain.

L’an dernier, je parlais d’intégration ; le terme est toujours d’actualité, mais il y a tant à évoquer dans d’autres domaines.

Notre fête nationale se situe au milieu de l’été, moment de vacances pour la plupart.

L’été, c’est l’évasion, de l’esprit, car plus libre si l’on a la chance de disposer de temps ; c’est aussi la découverte, selon le type de voyage que l’on peut entreprendre, qu’il soit proche (car on n’a pas toujours besoin de partir très loin pour s’évader) ou, qu’il s’agisse d’une destination plus lointaine, de découvertes d’autres cultures.

J’ai eu la chance de réaliser dans cette première partie d’été un voyage magnifique. Il m’a permis de me ressourcer, de remonter au cœur de certaines civilisations indiennes, d’en retenir une certaine sagesse et de l’expérience.

Art et culture ont toujours été ma passion. En lisant certains textes d’Indiens d’Amérique du Nord, de générations actuelles, il en ressort une belle clairvoyance qui nous concerne directement. J’ai découvert en Colombie Britannique un artiste qui met en valeur la culture indienne en l’intégrant à la société actuelle.

De nombreux éléments devraient nous amener à la réflexion, nous, occidentaux, vivant avec des préoccupations bien réelles d’incivilités, de déprédations, de craintes, de perte de valeur, exprimées souvent dans notre Genève actuelle.

Cette réflexion me parle et j’espère qu’elle saura vous interpeller. Elle fait référence à notre histoire, au vécu de nos parents, nos aïeuls. « Les anciens savaient…. », ils prenaient le temps, le respect ne se devait pas d’être rappelé, il était inné, inculqué dans l’éducation, ancré dans la vie familiale.

Les anciens veillent toujours, telle l’expression indienne qui m’amène à poursuivre.

Renaissance, culture, patrimoine, environnement. Les mots-clés de la dernière décennie du XXe siècle.

Nous luttons actuellement contre une marée destructrice que nous avons laissé monter pendant trop longtemps et qui menace de détruire la cellule familiale, notre structure sociale et notre environnement. Notre société est devenue trop permissive. Il serait temps de changer…

Pour changer, il faudra mieux nous connaître, comprendre nos faiblesses et nos forces. Cette compréhension peut être favorisée par une meilleure connaissance de notre passé, de notre patrimoine culturel et de notre environnement. Cette sagesse sans prix nous est offerte par nos anciens qui, comme nous, l’ont reçue de leurs ancêtres.

Nous avons tous des anciens, des ancêtres, un patrimoine culturel. C’est en prenant connaissance de notre passé que nous parviendrons à nous comprendre nous-mêmes, pour pouvoir ensuite affermir nos convictions et amener un changement, en mieux.

De tels changements peuvent influencer sur toutes nos relations, nos relations personnelles, sociales et professionnelles, comme celles qui nous lient à notre environnement. C’est ainsi que nous pourrons changer de direction et guérir les maux que nous avons contribué à provoquer.

Eh oui, nous avons toutes et tous nos responsabilités face à la société, face à nos enfants, face à cette terre que nous habitons.

L’acte de chacun, au quotidien a toute son importance. En ce jour de 1er août, je rêve bien sûr d’intégration, de respect, d’unité.

Il y a 716 ans, 3 hommes se réunissaient dans la perspective de s’unir pour garantir sécurité et paix. La plaine du Grütli, dont on parle beaucoup cette année, avec la volonté de notre présidente de la Confédération de bien marquer, en affirmant nos convictions, sur ce site historique, la commémoration de la naissance de la Suisse, est un symbole fort qu’il nous faut conserver. Il fait partie de notre patrimoine.

Dans quelques instants le feu embrasera le site de la Butte et apportera cette chaleur attendue, tant pour le cœur que pour le corps en cette nuit qui débute. La notion de Patrie prendra alors sa dimension, avec ce sentiment d’appartenance au pays qui est le nôtre.

Je vous souhaite une très belle fête dans notre commune de Plan-les-Ouates qui nous tient à cœur. Je puis vous assurer que le bien-être de notre village, bientôt ville reste notre priorité.

Vive Plan-les-Ouates, vive la Suisse.

 

 

Geneviève Arnold
Maire