Site officiel de la commune de Plan-les-Ouates
Politique

Discours du 1er août 2008 de Monsieur Laurent Seydoux, Maire de Plan-les-Ouates

Chères Plan-les-Ouatiennes,
Chers Plan-les-Ouatiens,
Chers amis de notre commune,


En cette soirée du 1er août, Fête nationale, je souhaiterais vous parler d’un terme qui caractérise la Suisse et que je souhaite, ce soir, associer à Plan-les-Ouates :
Il s’agit de l’Ouverture.


Ouverture, voilà un terme qui convient particulièrement bien à Plan-les-Ouates. C’est d’ailleurs le nom que nous avons choisi pour notre journal communal.

Ouverture au sens de l’accueil :
En cette période où notre commune de 9'700 habitants va devenir ville, nous pouvons constater qu’en l’espace de 30 ans, notre population à triplé. Je suis venu m’y installer, comme une bonne partie des personnes ici présentes et je remercie notre commune pour son accueil.
    
Ouverture au sens visionnaire :
Accueil, oui, mais pas à n’importe quelles conditions. Des principes de qualité de vie et d’harmonie ont guidé les choix des élu-e-s.

Un peu d’histoire. Au début des années septante, l’image politique de Plan-les-Ouates n’était pas fameuse, entre les histoires épiques des tours et les transferts de billets par valises. Plan-les-Ouates véhiculait un peu l’image du Far west.

A cette époque, une poignée d’habitants se sont mobilisés pour combattre ce projet de tours et les affaires associées. Ce fut la création d’un parti purement communal : l’Action Villageoise qui, vous le savez, me tient à cœur.


Un des résultats fut l’abandon du projet des tours et la création du quartier du Pré-du-Camp, plus harmonieux et à taille humaine, et qui a permis notamment aux jeunes de la commune d’y rester ou de revenir y habiter. Ce quartier continue à servir d’exemple pour sa qualité urbanistique.

Si, aujourd’hui, nous nous réjouissons de l’apport financier des entreprises sur notre commune, qui se souvient qu’il y a 20 ans peu de communes souhaitaient accueillir des zones industrielles. Plan-les-Ouates y a cru à une époque où on traitait d’inconscients les Laiteries réunies ou Patek qui venaient s’installer dans ce coin perdu.

Et puis, que de batailles et de négociations pour l’autoroute de contournement ! Plan-les-Ouates a eu la sagesse de ne pas s’opposer au principe d’une autoroute, mais de poser ses conditions afin de l’enterrer. Résultats : un développement de notre zone industrielle, une connexion rapide à l’aéroport ou au reste de la Suisse, sans de trop lourds impacts pour notre campagne.

Ensuite, le quartier du Vélodrome s’est développé, composé d’une grande mixité d’origines et de niveaux sociaux, avec des infrastructures publiques associées : écoles, parascolaire, jardin d’enfants, salles de réunion  pour les clubs et associations, salle de spectacle, commerces à proximité, places de jeux, imitant ainsi le modèle du Pré-du-Camp.

Parallèlement, la zone villa s’est densifiée, des secteurs se sont urbanisés comme le Daru ou la Milice, nos hameaux de Saconnex d’Arve et d’Arare se sont embellis, je ne parlerai pas des grands bacs à fleurs, assez de personnes s’en chargent…

Puis vint le projet de quartier de La Chapelle-les-Sciers. Ce fut  un vrai bras de fer avec l’Etat pour faire accepter un quartier cohérent intégrant nos principes de circulation interne en mobilité douce et de développement durable avec des infrastructures publiques et commerciales, et non pas seulement la mise en place de barres de logements.

L’avenir

Mais déjà nous sommes contraints de nous projeter dans l’avenir, car ce qui est en train d’arriver, c’est le projet d’agglomération franco-valdo-genevois.


Ce gigantesque projet transfrontalier envisage d’accueillir, d’ici 2030, dans la couronne genevoise incluant une partie de l’Ain, de la Haute-Savoie et du canton de Vaud, 200'000 personnes, dont 100'000 sur le territoire genevois.


Sur le périmètre Plaine de l’Aire (qui relie Plan-les-Ouates à St-Julien en incluant Confignon, Perly, Neydens, et Archamps), 30'000 habitants sont prévus.


Notre commune est donc impliquée avec le secteur des Cherpines, formé d’un rectangle entre la route de Base et l’Aire, le chemin de la Mère-Voie et les Charottons.

Comment peut-on évaluer l’impact sur ce secteur, quel est son potentiel ? Doit-on l’accepter très urbanisé comme le souhaite l’Etat avec 1’000 logements supplémentaires ou avoir une approche complémentaire avec moins de logements, mais une zone mixte destinée aux loisirs, aux sports et à la formation.


Ce sujet occupera nos commissions du Conseil municipal dès la rentrée, en lien avec les communes concernées.

Nos réflexions porteront notamment sur les besoins complémentaires que doit remplir cette zone, sont-il communaux, intercommunaux, régionaux ou un mélange de tout cela ?

Actuellement , dans ce secteur, nous avons des installations sportives à dimension communale, il est prévu à proximité un deuxième établissement scolaire post obligatoire à portée intercommunale et nous avons une zone industrielle de 10'000 travailleurs avec un fort impact régional.

Alors dans ces conditions, on peut rêver et imaginer…


On peut imaginer une zone de loisirs avec des activités lui permettant de vivre en été comme en hiver, la journée, le soir et le week end.

On peut imaginer offrir des espaces et des infrastructures pour nos jeunes.

On peut imaginer des collaborations avec les écoles dans le cadre d’académies de sport.

On peut imaginer un développement d’emplois dans le domaine du sport et du loisir.

On peut imaginer l’impact sur l’amélioration de la desserte en transports publics sur la route de Base.

On peut imaginer un partenariat public-privé sur des infrastructures régionales.

On peut imaginer que la proximité des entreprises et de leurs collaborateurs permette un financement des infrastructures intercommunales, voire communales.

On peut imaginer des logements pour des étudiants.

En résumé, on peut imaginer un véritable parc dédié au sport, aux loisirs et à la formation, bien complémentaire aux différents quartiers de logements.

Voilà, ce soir, je tenais à vous faire partager une partie de mon imaginaire.
Saurons-nous être audacieux dans notre vison ? Saurons-nous être sages dans nos réalisations ? Le débat public sera riche car les enjeux sont d’importance.

En effet, le développement des 20 prochaines années de notre commune se prépare maintenant, à nous tous d’être au moins aussi visionnaires que nos prédécesseurs.

Sachons perpétuer cette ouverture, continuons à investir pour l’avenir, cela nous a réussi, et gardons toujours à l’esprit la qualité de vie pour nos habitants et l’harmonie de notre développement.


Belle Fête nationale, Vive la Suisse, Vive Genève, Vive Plan-les-Ouates.

 

Laurent Seydoux
Maire de Plan-les-Ouates