Site officiel de la commune de Plan-les-Ouates

Discours du 1er août 2011 de Geneviève Arnold

Madame et Monsieur mes collègues du Conseil administratif,
Mesdames et Messieurs les Conseillers municipaux,
Chères Concitoyennes, chers Concitoyens,
Chers Plan-les-Ouatiennes, chers Plan-les-Ouatiens,
Chers amis de notre commune,
Mesdames et Messieurs,

C’est un honneur et une fierté pour moi de prendre la parole ce soir, bien que le discours du 1er août reste un exercice redoutable pour l’orateur, car il s’agit d’intéresser un public très diversifié venu vivre la cérémonie de la fête nationale suisse.

Je remercie sincèrement Alexandre Cudet, qui a introduit, par son allocution, la partie officielle et qui m’a fait l’amitié de répondre à mon invitation relevant ainsi le défi de parler notamment d’agriculture au lendemain du vote sur la modification des limites de zones sur les sites des Cherpines-Charrotons, ainsi que Monsieur Jeanmonod Président du CM pour son intervention.

Signe d’appartenance à notre pays, le 1er août revêt une importance capitale en nos cœurs et en notre âme. De ce jour date, selon la tradition, la naissance de la Suisse indépendante. Si la date de 1291 fait référence au serment du Grütli, c’est effectivement en 1891 que ce 1er août devient la Fête nationale suisse.

Il y a 720 ans, 3 hommes de 3 régions différentes s’unissaient et posaient ainsi les bases de notre Confédération. La devise « Un pour tous, tous pour un » devait être signe de sécurité et de paix. Aujourd’hui, ce signe d’ouverture se doit d’être accompagné de solidarité et de tolérance. En ces temps difficiles, où la politique suisse est aussi remise en cause, où nos pays voisins ou plus lointains vivent des drames tant économiques que sociétaux, il est légitime d’avoir des craintes. Les valeurs de courage, de démocratie et d’humanisme peuvent-elles encore être porteuses et aider à sortir de la crise?

Le moment que je consacre à la préparation de mon discours du 1er août (le 5e !) correspond à un moment de réflexion personnelle que j’apprécie particulièrement.

De par le calendrier, c’est en période de vacances, donc reposée et empreinte souvent de découvertes, de reconnaissance de valeurs appréciées ailleurs, que j’aligne mes mots. J’aime à réfléchir sur le sens du patriotisme tel qu’il est vécu actuellement et sur ce qu’il signifie en une soirée comme celle-ci. Je pense à la chance de pouvoir vivre une démocratie qui s’attache à des valeurs, à la chance de pouvoir s’exprimer autrement que par la violence.

Mon patriotisme, c’est l’attachement à un territoire, c’est le fondement, c’est le respect de nos traditions.

C’est la reconnaissance de notre culture au travers de l’Histoire.

Etre Suisse, c’est aimer son pays, sa commune et oser l’affirmer.

C’est respecter ce territoire qui est le nôtre. C’est l’apprécier, tout comme ses habitants, ses travailleurs, et vouloir son sain développement.

Les voyages ont l’avantage de permettre des comparaisons. Je reviens d’îles où l’accueil est chaleureux, aimable, où le petit mot de bienvenue, jour après jour, est présent à notre oreille, où l’on prend la peine de s’excuser dès que l’on commet une précipitation mal venue.

Superficialité ? Non, respect des hommes, des femmes, des lois. Oui, j’ai aimé me retrouver en des lieux où le respect prime, ce qui ne semble parfois plus être une priorité chez nous.

Que faut-il faire pour retrouver cette qualité de vie ?

Effectivement, à l’heure où, lorsque je salue des enfants sur les chemins de différents quartiers ils me regardent presque étonnés ;
à l’heure où je constate nombre de déchets, salissures, déprédations, dégâts, je me pose la question du respect des lieux qui sont pourtant les nôtres ;
à l’heure où les autorités communales cherchent à lutter contre certaines formes de violences et de nuisances, de sentiment d’insécurité, j’ai envie d’exprimer mon inquiétude.

Le respect ça change la vie, il ne s’agit plus de lire le slogan de façon lointaine. Respectons effectivement notre commune, respectons ces efforts, le travail accompli au quotidien afin de préserver la qualité de vie qui la caractérise.

Car PLO grandit. En atteignant 10'000 habitants en décembre 2010, elle a passé au statut de ville. Pas de grandes festivités pour marquer cette étape, mais avant tout une volonté de montrer que cette commune s’est construite, de façon harmonieuse, réfléchie, grâce à une population qui a choisi de venir s’y installer appréciant ses caractéristiques et sa gestion. Un livre retraçant son histoire a ainsi été édité avec la volonté de faire connaître son évolution et de montrer que l’on peut grandir tout en préservant une âme de village, ce qui correspond à une qualité de vie réelle.

L’an dernier, mon allocution tournait autour de deux thèmes, « tradition » et « ouverture » qui, je le disais, caractérisaient bien notre commune. Ces mots pourraient toujours être les éléments-clé de mon intervention de ce soir, le feuilleton pourrait se poursuivre…

Plan-les-Ouates, ancien village maraîcher est devenue ville. Sa zone industrielle de grand renom, la ZIPLO, s’est construite sur d’anciennes terres agricoles, déclassées il y a près de 50 ans.

Le développement futur, mais relativement proche, de Plan-les-Ouates s’inscrit dans la naissance de nouveaux quartiers qui verront le jours d’ici quelques années.

La Chapelle-Les Sciers pour le quartier sud, Les Cherpines pour la partie nord, annoncent une évolution urbanistique pour PLO avec une poussée démographique d’importance.

La volonté politique de notre commune est bien de s’inscrire dans un développement harmonieux en privilégiant la qualité de vie ce qui implique donc d’être actif dans le processus d’aménagement du territoire.

Mobilité, infrastructures communales, sportives, culturelle et de loisirs sont les thèmes qui occuperont les autorités communales qui s’efforceront de travailler pour l’intérêt de la commune et de sa population. Je peux vous le garantir.

Je vous souhaite une belle fête du 1er août et vous remercie d’avoir choisi de la vivre à Plan-les-Ouates.

Vive les communes genevoises, vive Genève, vive la Suisse !

Geneviève ARNOLD, Maire