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LES PILES

 

un peu d'histoire

Il existe un objet archéologique ressemblant à une pile qui divise la communauté scientifique : « la pile électrique de Bagdad » qui est datée entre 247 et 224 avant J.-C. Cette poterie est fermée d'un bouchon en bitume. Sous le bouchon est disposée une tige de fer entourée d'un cylindre de cuivre isolés à la base par un tampon de bitume. Le cylindre est soudé en son fond par un alliage de plomb et d'étain. Une telle pile peut fonctionner avec du jus de fruit à la place de l'acide. On ignore la quantité d’énergie délivrée par une telle pile, mais elles pourraient expliquer le placage si parfait de nombreux bijoux antiques si légers. 

Cette invention reste dans l’oubli car il faut attendre la fin du XVIIIe siècle pour entendre parler d’expérience sur l’électricité. C’est en 1786, à l’aube de la Révolution Française, que Luigi Galvani échafaude sa théorie que l’électricité a une origine organique et ne peut être créée que par des tissus vivants (expérience de cuisse de grenouille mise en contact avec des métaux).

A la même époque, Alessandro Volta s’oppose à cette thèse. Pour lui, la grenouille ne produit pas l’électricité qui fait réagir son muscle mais subit cette électricité. Volta enchaîne alors les expériences jusqu’en 1805 où, dans son laboratoire, il observe que l’on peut générer de l’électricité avec deux plaques de métal mises en contact par un liquide conducteur. Il superpose des disques de zinc et de cuivre et des rondelles de carton imbibées d’eau salée pour conduire le courant, formant ainsi une pile à colonne. 

Le chimiste français Leclanché améliore ensuite ce système en substituant l’électrode de cuivre par une tige de charbon et la solution salée par une pâte de chlorure d’ammonium. Cette pile, appelée pile sèche, est ainsi plus compacte et surtout transportable. La pile moderne est née. 

C’est finalement en 1888 que Carl Gassner améliora l’invention de Leclanché et met au point la première pile sèche, celle que nous utilisons encore aujourd’hui. C’est la pile saline.

             

120 millions de piles et d'accumulateurs sont vendus chaque année en Suisse. Une fois usagés, ces objets sont considérés comme des "déchets spéciaux", car ils peuvent souiller l'eau, le sol et l'air (ils contiennent des solutions salines agressives, des métaux qui menacent la santé des êtres vivants - cadmium, manganèse, mercure, nickel, plomb, zinc, etc. - et des substances de synthèse problématiques, tels les retardateurs de flamme qui peuvent agir comme perturbateurs de notre système hormonal). 

Incinérées avec les ordures ménagères, les substances ne peuvent être retenues, les fumées et les cendre concentrées dans la biosphère risquent à moyen terme de constituer un danger pour la vie des humains, des animaux et des plantes.

Les accumulateurs rechargeables remplacent avantageusement les piles car ils se rechargent 250 à 500 fois.

En Suisse, la part des piles et des accumulateurs ramenés par le public dans le circuit du recyclage représente 70% des ventes - c'est un record ! Mais, les 30% qui restent pèsent encore lourd sur l'environnement, soit environ 1’000 tonnes par an qui sont brûlées avec les ordures ménagères ou abandonnées par terre. 

La collecte à Plan-les-Ouates

La reprise des piles est assurée par les grands magasins et les points de vente spécialisés. Et dans les 9 points de collecte équipés de réceptacles pour les piles. Situé au-dessus de la nappe phréatique, le point de collecte du chemin de l’Abérieu ne sera jamais équipé pour cette récupération, car l’entreposage de matières dangereuses risquerait de contaminer l’eau courante consommée par la population.

Récupérer les piles, c’est :

  • Préserver les ressources naturelles qui entrent dans lacomposition des piles.
  • Protéger notre environnement et notre santé contre les métaux lourds nocifs.

Que faut-il récupérer ?

Toutes les piles sans exception sont considérées comme des déchets spéciaux, y compris les piles « vertes » (classiques, bouton, rechargeables ou accumulateurs, etc.).

Que deviennent-elles ?

Toutes les piles et tous les accus usagés récoltés en Suisse sont acheminés vers une entreprise de traitement située dans l’Oberland bernois qui, par un processus comprenant plusieurs étapes et recourant aux techniques les plus avancées, se charge du démontage mécanique et du traitement des composants chimiques. Parmi les principaux composants récupérés figurent les ferromanganèses et le zinc. Quant aux pièces en plastique, elles sont éliminées au cours du processus avec l’exploitation simultanée de leur potentiel énergétique.

Une bonne partie des métaux qu’elles contiennent sont remis sur le marché. Les matériaux ainsi récupérés sont utilisés principalement dans le secteur de la construction. Le manganèse pour des pièces en fonte ou des plaques d’égouts. Le zinc pour étamer des pièces en acier telles que des barrières ou des poteaux.

Conseils de Kitritou :

  • Privilégier les appareils électriques.
  • Lors de l'achat d'un appareil électrique, vérifier s'il est indispensable qu'il fonctionne avec des piles, plutôt que branché sur le secteur.
  • Brancher les appreils sur le secteur lorsque c'est possible.
  • Pensez à enlever les piles et accumulateurs cachés dans de nombreux objets d'usage courant (jeux électroniques, outils sans fil, montres, jouets, cartes de voeux musicales, brosses à dents, téléphones portables, etc.). En cas de doute, se renseigner dans le lieu d'achat.




Pour plus d’infos :
Site du Service de géologie, sols et déchets sur les piles
Site énergie-environnement sur les piles et les accus


En plus détaillé :
Comment trier les piles et les batteries
La fausse mort des piles


Publication :
Guide des déchets ménagers