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Territoire

LES TEXTILES

un peu d'histoire

Il y a quelques millions d’années, un grand singe se redressa, sa toison commença à devenir moins abondante tandis que les aléas climatiques le conduisaient à avoir froid. En se vêtant directement des peaux de ses proies, il invente sans le savoir le quasi-prêt-à-porter. 

Il faut attendre l’homo-sapiens pour que la couture voie le jour grâce à ses outils en os (poinçons ou aiguilles à coudre), l’utilisation de certains végétaux pour faire des fils résistants et donc des cordes et des filets utiles pour chasser. Toutefois, c’est au cours de la période néolithique allant jusqu’à l’âge du cuivre, que l’homme va faire évoluer la technique d’élaboration des fils pour pratiquer d’abord le filage puis passer au stade de l’entrelacement des fils ; le tissage pour des sacs, de la vannerie et surtout aboutir au tissu. 

Le lin est cultivé au Moyen-Orient dès 7’500 avant J-C, puis le chanvre, et enfin le coton que l’on retrouve en Inde 3’000 ans avant notre ère. C’est dans cette même période que commence la filature d’autres fibres végétales (raphia, jute, jonc, kapok), mais aussi des fibres animales (laine et soie). 

Ces matériaux naturels de la haute antiquité resteront longtemps la matière première du textile. Leurs cultures, préparations et autres procédés de fabrication se répandront à des vitesses différentes à la surface de la planète. La mythique route de la soie attira nombre d’aventuriers vers une Chine qui gardera jalousement les secrets de son élaboration.

En 1746, la première manufacture mulhousienne (Alsace) est créée. Dans les années 1760 apparaît, au Royaume-Uni, le premier métier à filer mécanique. 11 ans plus tard, Richard Arkwright créé la première filature industrielle. L'expansion des filatures crée un exode rural qui engendre une mécanisation agricole visant à maintenir les niveaux de production et oblige les artisans fileurs à se reconvertir. Le travail en filature ne demandant ni force, ni aptitude spéciale, la main d'œuvre bon marché que sont les femmes et les enfants est préférée, avant que l'évolution de la législation ne finisse par interdire le travail des enfants.

Chaque année en Suisse, nous achetons quelques 70'000 tonnes de textiles et 20'000 tonnes de chaussures (soit 40 millions de paires de souliers). En raison des modes vestimentaires qui évoluent très rapidement, les vêtements démodés sont souvent jetés dans les ordures ménagères alors qu’il existe d'autres filières que celle de la poubelle pour se débarrasser de ses textiles. 

La collecte à Plan-les-Ouates

La récupération des vêtements et des textiles est menée par plusieurs associations qui se chargent de les récupérer dans les bornes installées aux 7 points de collecte.

Récupérer les textiles, c’est :

  • Créer des emplois en Suisse.
  • Contribuer à la croissance économique nationale.
  • Garantir la durabilité environnementale.
  • Approvisionner des organisations caritatives régionales et des oeuvres d'entraide suisses.
  • Donner une seconde vie au textile.

Que faut-il récupérer ?

Tous les types de vêtements, de femme, d'homme, d'enfant, les vêtements en cuir et les fourrures, les chaussures encore utilisables empaquetées par paires, le linge de table (nappes, serviettes), le linge de maison (rideaux, linges de bain et de cuisine), la literie (duvets, coussins, draps, couvertures), les sous-vêtements et les chaussettes.

Interdits : les chaussures de ski, les rollers, les patins à glace et les bottes en caoutchouc.

Que deviennent-ils ?

Les sacs de vêtements usagés permettent de découvrir des marchandises de plus ou moins grande valeur. Par un tri minutieux et en faisant appel aux techniques les plus modernes, l’organisation suisse de collecte, de tri et de valorisation des textiles usagés parvient à réduire le rebut au strict minimum. 

La part de vêtements de seconde main atteint 65%. Les 35% restants sont examinés : les parties fortement endommagées de textiles en coton ou en mélange de coton peuvent être traitées sous forme de chiffons d’essuyage. 15% environ des textiles qui ne peuvent plus être portés trouvent ainsi une nouvelle affectation et sont commercialisés dans l’industrie mécanique et auprès des constructeurs automobiles.

15% supplémentaires sont affectés au recyclage de la laine et nous en retrouvons une partie comme laine recyclée sous forme de nouveaux vêtements ou de couvertures. Après un défibrage mécanique, d’autres parties sont utilisées comme matière première pour la réalisation de matériaux isolants ou de plaques de toiture. Les déchets textiles proprement dits ou les matériaux autres que les textiles qui sont éliminés à titre onéreux ou sont soumis à une élimination spécifique ne représentent que 5% environ des textiles collectés. En fin de compte, un taux exemplaire de réutilisation ou de recyclage de 95% maintient le taux de rebut aussi bas que possible.

Conseils de Kitritou :

  • Profitez des containers à votre disposition pour mettre de l'ordre dans vos placards !
  • Sacs à main et ceintures sont acceptés.
  • Empaquetez les chaussures par paires.
  • Les vêtements en cuir et les fourrures sont aussi acceptés.
  • Pensez aux duvets, oreillers et couvertures.
  • Les textiles récupérés doivent être aussi propres que possible.
  • Donnez les habits que vous ne portez plus directement à des connaissances ou aux magasins de seconde main.
  • Pensez local ! Contactez les associations (bourses aux vêtements, Solid'Angels) pour donner vos chaussures de ski, rollers, patins à glace et bottes en caoutchouc.

 

Pour plus d'infos:

Site du service de géologie, sols  et déchets sur les textiles

 

En plus détaillé:

Comment trier ses textiles

 

Publication:

Guide des déchets ménagers