Art dans l'espace public

L'art prend l'air !

Plusieurs réalisations artistiques, réalisées grâce au fonds de décoration, ont été installées au fil des ans dans l’espace public de Plan-les-Ouates. Fresques murales, sculptures ou installations, elles sont à découvrir sur la Commune, qui devient alors terrain d'exploration et d’expression pour des artistes qui nous proposent de porter un autre regard sur l’art.

Fresques dans l'espace public

Fresque de la Route d’Annecy

Marion Jiranek

L’abribus de Champ-Carré a été investi en 2018 par l’artiste genevoise Marion Jiranek, qui a réalisé sur ces murs une fresque colorée peuplée de personnages emblématiques de Plan-les-Ouates. On peut y reconnaître le sculpteur James Vibert, l’historien Paul Puhl, le psychanalyste et écrivain Charles Baudouin ou encore le Professeur de pharmacie Paul Boymond. Ils sont accompagnés par le Feuillu, personnage symbolisant le printemps encore fêté à Plan-les-Ouates, et ses danseurs.

Matériaux : Peinture murale

Date : 2018

 

Arrêt de tram Trèfle-Blanc

Tami Hopf

La fresque qui orne l’abribus de l’arrêt de tram Trèfle-Blanc a été créée par l’artiste-illustratrice veveysanne Tami Hopf. Afin de s’inspirer, elle a passé plusieurs jours à l’arrêt pour observer les usagers. Elle a habilement utilisé les carreaux formés par les supports comme des fenêtres pour nous faire découvrir des portraits contemporains, légèrement surréalistes. Essayez de reconnaître parmi eux le créatif, la fashionista, le cartésien, la romantique, le solitaire, le timide, la curieuse et l’écolo.

Matériaux : Peinture murale

Date : 2017

 

Parascolaire du Pré-du-Camp

Pierre-Abraham Rochat et Mathias Forbach

Réalisé en 2017 par l’artiste-illustrateur lausannois Pierre-Abraham Rochat, assisté par Mathias Forbach, ce paysage doux et schématisé évoque la campagne genevoise : outre le lac, on y reconnaît des maisons anciennes et des fermes à l’architecture typique de la région, ainsi que la Tour de Saconnex-d’Arve et la Maison forte d’Arare.
(article dans la Tribune de Genève)

Matériaux : Peinture murale

Date : 2017

 

Fresque de la Route de Base

Quentin Oddo et Alexandre Schiffer

Réalisée par Quentin Oddo et Alexandre Schiffer suite à un concours de décoration organisé par la Commune, cette fresque évoque l’histoire de la typographie car le long du mur « rte de base » est écrit à l’aide de  caractères datant de 1800 à nos jours. La couleur rouge fait écho à l’Ecole de Commerce Aimée-Stitelmann située en face.

Matériaux : Peinture murale

Date : 2013

 

 

Interventions artistiques à l'école Le-Sapay (2015-2016)

Through the looking glass

Le Gentil Garçon

Suite au concours organisé par les communes de Lancy et de Plan-les-Ouates, l’artiste lyonnais Le Gentil Garçon réalise cette œuvre pour l’école Le-Sapay, située au-dessus des escaliers menant vers la piscine dans le bâtiment des sports. Il s’agit d’une succession de prismes colorés qui se reflètent dans un grand miroir. Le dispositif de l’œuvre est basé sur une illusion d’optique inventée spécifiquement, donnant l’impression que le dégradé de couleurs se poursuit au-delà du miroir, dans une continuité entre espace réel et espace réfléchi.

 Matériaux : Techniques mixtes

Lieu : Accès à la piscine de l'école

 

Fly with me

Stéphane Dafflon

Les cinq mâts à drapeaux installés autour du préau de l’école Le-Sapay sont l’œuvre de l’artiste lausannois Stéphane Dafflon, commandée suite à un concours organisé par les communes de Lancy et de Plan-les-Ouates. Ce projet interactif est conçu pour être régulièrement investi par les enfants, qui réalisent leur propre série de drapeaux ; ceux-ci sont changés tous les six mois. Les élèves s’approprient ainsi périodiquement leur environnement et leurs lieux de vie en créant une signalétique qui leur est propre.

 Matériaux : Techniques mixtes

Lieu : Esplanade de l'école

 

 

Art Public (projets 2011-2012) :

Intégrées dans un premier temps dans le réseau vert de la Commune, puis dans un second temps dans les zones de campagne, les oeuvres du projet "Art Public" sont le résultat d'une réflexion autour du nouveau statut de ville de Plan-les-Ouates.

Les agglomerats (pelotes urbaines)

Cécile Dupaquier et Bertrand Saugier

Les artistes français Cécile Dupaquier et Bertrand Saugier ont ponctué d’un parcours de sphères les deux mails de Plan-les-Ouates ainsi que la promenade tordue, suite au concours organisé en 2011 sur le thème de « nature urbaine ». Les Agglomérats semblent s’être formés en prélevant des matériaux sur le chemin qu’ils auraient parcouru avant de s’immobiliser contre un élément de l’espace public : panneau, arbre ou lampadaire. Ils jouent sur des rapports de coloris, de matière et d’échelle, au gré du cheminement. Elles évoquent l’idée de déambulation à un rythme humain, d’objets formés par le temps en opposition avec le flux rapide de l’environnement urbain.

Lieu : Répartis dans le centre-ville

Matériaux : Techniques mixtes

Date : 2011

Le Cube

Joëlle Flumet

Suite au concours organisé pour célébrer le passage de Plan-les-Ouates au statut de ville avec ses 10'000 habitants, l’artiste genevoise Joëlle Flumet réalise Le Cube, composé de Cyprès de Leyland plantés en carré. Elle s’est inspirée de l’environnement du Parc des Serves, espace intermédiaire en périphérie de la ville, entre l’urbain et le rural. Cette œuvre évolutive joue sur la notion de nature domptée par l’homme : chaque année, les arbres reprennent leurs droits en poussant anarchiquement, puis sont à nouveau taillés en cube parfait.

 

Lieu : Parc des Serves

Matériaux : Cyprès de Leyland

Date : 2012

 

Les Duolithes

Beat Lippert

Les deux monolithes qui s’élèvent dans le Champ Struppler sont l’œuvre de l’artiste genevois Beat Lippert, réalisés pour célébrer le passage de Plan-les-Ouates au 10’000ème habitant. La double présence d’un élément normalement unique dans la nature éveille un questionnement par rapport à la véracité de sa présence : le monolithe dupliqué apparaît irréel et invraisemblable. Il s’agit en réalité de moulages inspirés de la pierre du Salève, recouverts de peinture en trompe-l’œil.

Lieu : Champ Struppler

Matériaux : Résine Acrystal, fibre de verre et peinture

Date : 2012

 

 

"LE CHEMIN DE PAROLE" à La julienne (juillet 2007-octobre 2013)

Sous tes pieds suintent encore des terres humides
Longtemps traversées par les clans nomades disparition, sédentarisation de farouches Allobroges, ils tracent des chemins, puis les Romains les pétrifient. Chacun se met à combler les marais d'alors.
Bêtes et hommes se nourrissent en ce lieu vert et chevelu. Quelques fermes s'arriment à cette vaste voie européenne. Passages, dialogues, échanges de vivres, de secrets, sang neuf, épousailles.
Encore et toujours la voie, le chemin, la rue parcourt, d'âme-eau Plan-les-Ouates, le lie, le vitalise amène son lot de bonheurs et de malheurs.
Petit à petit, le rythme des passages s'accélère et se motorise, les traversées sont si rapides que les liens se rompent. Le village coupé en deux, s'étend de part et d'autre.

Tout se précipite, nouvelles rues, routes, autoroutes pourtant malgré toutes ces voies de communication on ne se salue plus, la parole est rompue.

Cependant un lien tenu persiste, une maison veille, sommeille, gardienne et mémoire de la contrée. Ailleurs sur la plaine aux horizons lointains, les militaires campent, les cavaliers s'élancent, les avions s'envolent, déferlement de jeux, foires, expositions, promotions, les usines s'établissent.

Longtemps habitée par les meuglements chauds, les effluves des cuves, aujourd?hui en mon flanc fécond des liens se retissent. Désormais je me nomme la julienne, entre mes murs, un bistrot, tintements de verres, babils de vaisselles festives.
Rires mutins dans le jardin.
Entre la porte est ouverte,

La beauté se partage, théâtre, spectacles, discussions, savoir, disputes, réunions, découvertes, étonnement. Les mots s'entrechoquent, un chant monte, grimpe sur les murs, dans les livres, les contes, pour aboutir en un murmure parmi le verbe des herbes verticales et silencieuses. Croissance, transmutation, création, fabrication, manutention, vibration rythmique.
Les corps ondulent, le geste se fait parole, éveil de la chair.
Jouer, composer, improviser la voix des mondes, la musique du ch?ur, d'échappée d'une mélopée. L'émotion gronde, un sentiment à fleur.
Des mains habiles façonnent d'argile, ouvrage le métal vil et précieux. Les couleurs dansent sur la toile salée - sucrée de la vie. L'élan perpétué.
Anne Canosa Honegger, Genève, le 5 juillet 2007

Autres oeuvres dans l'espace public

 

La gardienne des songes

Manuel Torres

Le sculpteur genevois Manuel Torres remporte en 2003 le concours organisé par la Commune pour installer une sculpture au Vallon des Vaulx, destinée à marquer la fin du remaniement parcellaire. Cette œuvre mystérieuse évoque le passage d’un monde à un autre. Plusieurs autres sculptures de Torres sont visibles dans les espaces publics du Canton de Genève, dont la fontaine du Collège et Ecole de commerce Madame de Staël, à Carouge.

Lieu : Vallon des Vaulx

Matériel : Acier inoxydable

Date : 2004

 

Symphonie verticale

Denis Wasem

L’œuvre de Denys Wasem, située sur la Butte, a été installée en 1996 suite à un concours d’artistes organisé par la Commune pour signaler et baliser la nouvelle place des fêtes. Dotée de parois de verre Altuglas montées sur une structure métallique, cette sculpture reflète doucement le paysage environnant et le soleil, changeant d’aspect à toutes les heures de la journée. On distingue le long de la paroi des prises d’escalade, clin d’œil de l’artiste à sa passion pour les sports alpins.

Lieu : La Butte

Matériaux : Métal et verre Altuglas

Date : 1996

 

Spirale à la terre et Spirale au ciel

André Raboud

Réalisées par l’artiste valaisan André Raboud, les deux sculptures qui siègent devant l’Ecole Chmap-Joly ont été acquises par la Commune en 2002 pour marquer ce nouvel espace. Les deux disques taillés à la main dans du granit noir d’Afrique, auxquelles Raboud a donné leur style, évoquent le mouvement de la roue, de l’ellipse, de l’avenir et de l’espace. Traversé par une volonté essentialiste, le travail de ce sculpteur est profondément marqué par la connaissance et le respect du matériau, et joue sur un répertoire de formes emblématiques.

Lieu : Ecole Champ-Joly

Matériaux : Granit noir

Date : 1995

 

 

Date de mise à jour: 16 août 2018